Qui a besoin d'une autorisation de travail
Tout dépend du titre de séjour. Certains titres valent autorisation de travail : vie privée et familiale, résident de 10 ans, passeport talent (pour l'activité concernée), étudiant dans la limite de 60 %. D'autres exigent une autorisation préalable demandée par l'employeur : salarié, travailleur temporaire, saisonnier, ou étudiant au-delà du plafond d'heures.
La procédure : l'employeur dépose en ligne
C'est l'employeur qui dépose, sur la plateforme dédiée du ministère de l'Intérieur. Pièces clés : le contrat ou la promesse d'embauche, la justification de la publication de l'offre (opposabilité de la situation de l'emploi, sauf métiers en tension), et les documents du salarié.
Pour les métiers en tension de la liste en vigueur, l'opposabilité ne s'applique pas : la procédure est nettement plus rapide et le refus plus rare.
Les délais réels et le silence de l'administration
Le délai théorique d'instruction est de quelques semaines ; en pratique, comptez 2 semaines à 3 mois selon la plateforme interrégionale. Le silence gardé pendant 2 mois vaut décision implicite de rejet, ce qui ouvre la voie à un recours.
Une embauche qui traîne se relance : demande d'état d'avancement référencée, puis relance formelle. L'employeur peut agir, le salarié aussi.
Refus : les motifs fréquents et la suite
Motifs récurrents : offre non publiée ou publication trop courte, salaire sous les minima, incohérence entre le poste et le profil, employeur en irrégularité (cotisations). Un refus n'est pas une fin : recours gracieux documenté ou nouveau dépôt corrigé aboutissent souvent, surtout sur les métiers en tension.
Notre équipe accompagne salarié et employeur : vérification du dossier avant dépôt, relances formelles, recours après refus.