Naturalisation

Naturalisation ajournée : comprendre et contester

Un ajournement n'est pas un rejet de votre dossier : l'administration reconnaît votre demande mais la reporte, souvent de deux ans, en attendant que vous remplissiez mieux un critère. La décision précise lequel. C'est ce motif, et lui seul, qu'il faut attaquer.

Ajournement, rejet, irrecevabilité : trois choses différentes

L'ajournement reporte l'examen de votre demande à une date donnée, généralement deux ans. Le rejet refuse la naturalisation sur le fond. L'irrecevabilité constate que vous ne remplissiez pas une condition d'entrée, par exemple la durée de résidence. Les trois se contestent, mais l'ajournement est le plus favorable : l'administration ne dit pas non, elle dit pas encore.

Lisez le motif exact. Les plus fréquents sont l'insuffisance ou l'instabilité des ressources, une insertion professionnelle jugée incomplète, ou un séjour récent en France.

Le recours administratif préalable est obligatoire

Avant tout tribunal, la contestation d'une décision de naturalisation passe par un recours administratif préalable obligatoire, adressé au ministre chargé des naturalisations. Il se dépose dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision, et c'est la date de notification qui compte, pas celle inscrite en haut du courrier.

Ce n'est qu'après la réponse du ministre, ou son silence, que le tribunal administratif de Nantes peut être saisi.

Ce qui fait changer une décision d'ajournement

Un ajournement motivé par les ressources se combat avec des pièces, pas avec des arguments généraux : contrat de travail en cours, bulletins de salaire récents, avis d'imposition, et surtout tout ce qui n'apparaît pas dans l'avis d'imposition. Les allocations non imposables, par exemple, ne figurent nulle part sur un avis d'imposition alors qu'elles constituent un revenu réel et stable.

Si votre situation professionnelle est contrainte par un handicap reconnu, les décisions de la MDPH et la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé sont des pièces décisives : elles expliquent le niveau de ressources au lieu de le subir.

Le calendrier, et ce que nous faisons pour vous

Deux mois passent vite, et le silence de l'administration après le dépôt du recours peut durer. Ne laissez pas le délai s'écouler : une fois passé, la décision devient définitive et il faut attendre la date d'ajournement pour redéposer.

Notre équipe lit votre décision, vérifie la date de notification qui fait courir votre délai, identifie le motif précis à attaquer, rassemble les pièces qui y répondent et rédige le recours, envoyé en recommandé par nos soins avec suivi jusqu'à la réponse du ministère.

Questions fréquentes

Un ajournement est-il un refus de naturalisation ?
Non. L'ajournement reporte l'examen de votre demande, souvent de deux ans, sans la rejeter sur le fond. La décision indique le motif du report et la date à partir de laquelle vous pourrez redéposer.
Quel est le délai pour contester un ajournement ?
Deux mois à compter de la notification de la décision, par un recours administratif préalable obligatoire adressé au ministre chargé des naturalisations. La date de notification fait foi, pas la date inscrite sur le courrier.
Dois-je attendre la fin de l'ajournement pour agir ?
Non. Vous pouvez contester la décision dans le délai de deux mois. Si vous laissez ce délai passer, il ne vous reste qu'à attendre la date fixée par l'ajournement pour déposer une nouvelle demande.
Les allocations non imposables comptent-elles comme des ressources ?
Elles constituent un revenu réel, mais elles n'apparaissent pas sur un avis d'imposition. Il faut donc les justifier séparément, par une attestation de l'organisme qui les verse, sans quoi l'administration ne les voit pas.

Passez à l'action dans l'app

francetranger pré-remplit vos lettres, suit vos délais, vous rappelle les échéances. Gratuit.

Télécharger sur l'App Store Disponible sur Google Play